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[HISTOIRE] Lei

 
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Heaven


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Masculin Verseau (20jan-19fev) 馬 Cheval

MessagePosté le: Lun 4 Mai - 19:38 (2009)    Sujet du message: [HISTOIRE] Lei Répondre en citant

Bon, comme je l'ai signalé dans le sous-titre, il s'agit d'une courte nouvelle racontant une période précise de ma vie, lorsque j'ai redoublé ma troisième et que j'ai changé de collège. Quoi de spécial ? C'est là que j'ai rencontré la fille dont je suis tombé follement amoureux et depuis lors on est toujours ensemble (deux ans en début juillet ^^) =)

Derniere chose: "Lei" veut dire "Elle" en italien =)

___________________________________ 
 
 
 
LEI 
 
 
Lorsque je l’ai vu la première fois, je n’avais pas vraiment porté d’attention. Quelque part dans mon esprit, je la sentais différente des autres, l’impression qu’elle aurait un rôle dans ma vie m’avait vaguement effleuré l’esprit, mais ce n’était alors que la première fois que je l’ai vu, je le répète.Je ne me souviens plus si elle me dardait déjà de ses yeux bleus ce matin-là, ces immenses yeux bleus semblable au ciel ou plutôt à un océan, un océan dans lequel je me laisse noyer à chaque fois que j’y plonge.
J’étais assis derrière elle, mais je crois qu’elle m’avait déjà remarqué avant que je ne m’installe, je pense qu’il devait s’agir du moment où le directeur faisait l’appel pour nous répartir dans les classes, mais elle m’apprit plus tard qu’elle avait appris mon nom avant même la rentrée et qu’elle se douta que c’était le mien car elle ne m’avait jamais vu auparavant.
Je crois aussi que lorsque le directeur prononça mon nom on murmura dans mon dos, un murmure semblable à celui du vent, pendant lequel l’assistance arrêta ses bavardages pour concentrer son attention sur moi. Mais depuis le temps, ma mémoire a sans doute dût altérer ce souvenir et il se peut qu’il n’est rien d’autre que le fruit puéril de mon imagination.
Je m’avançai donc, sans faire attention aux autres, et nous rentrâmes bientôt dans le hall, puis dans la salle de classe.
Coïncidence ou coup du destin, le professeur me plaça juste derrière elle, au dernier rang. Je crois que c’est alors là que je vis ses yeux pour la première fois, et bien que je n’y prêta guère attention sous prétexte que le fait d’être nouveau était intriguant là où tous se connaissaient, son regard se voulait bien plus profond que ceux que me portaient les autres.
La matinée se déroula le plus banalement qui soit, puis je sentis une nouvelle fois son regard lorsque la sonnerie annonça la matinée terminée, à 11h55.
Je parcourus la distance entre le portail d’entrée et le feu du croisement sans m’arrêter, marchant d’un pas tranquille. Arrivé au niveau du feu, du moins quelques mètres avant, je sentis une nouvelle fois un regard posé sur moi, mais ne chercha pas à en connaître la source.
Etant cette fois-ci réellement au niveau du feu –celui-ci étant vert– j’entendis la file de voiture klaxonner à plusieurs reprises. Je regardai donc afin de savoir de quoi il s’agissait et eut la surprise de voir que c’était elle qui était dans la voiture en chef de file, me fixant toujours de ce regard qui me mit mal à l’aise ; d’autant plus que celle qui conduisait, sa grand-mère, me regardait aussi, mais d’un tout autre regard, un peu comme celui qui veut savoir ce que l’autre à remarqué de si fascinant.
Je la regarde tout en continuant à marcher puis, prenant subitement compte de la réalité, la grand-mère démarre en trombe, arrachant son regard du mien.
Je rentre alors chez moi, oubliant déjà à moitié ce qui venait de se produire.
Je n’y portais guère d’attention l’après-midi, ainsi que le lendemain matin.
Le lendemain après-midi par contre, en sport, c’était autre chose.
Mes souvenirs sont assez confus de ce début d’année, mais je crois que c’est là qu’elle est vraiment venue vers moi ; le doute m’emplit de honte mais je ne tiens pas à mentir en me montrant sûr de moi en avançant une telle hypothèse.
Elle m’avait demandé mon nom pour commencer ; je le lui dit mais ne demanda pas le sien, pas tout de suite. Elle me posa des questions sur d’où je venais, qui j’étais, le genre de choses que l’on demande lors d’une première conversation. C’est seulement après que je lui demandai son nom.
Déjà à ce moment-là j’aimai bien son nom. Mais son regard me mettant toujours mal à l’aise, j’évitai de le croiser, et, conscient de ma lâcheté, je sentis des frissons me parcourir désagréablement l’échine.
A vrai dire, ce moment précis de ma vie était loin d’être le meilleur, le pire ayant place tout juste deux mois avant, et ne tenant pas à m’étaler sur le sujet, je me contenterai de dire que je m’étais renfermé sur moi-même, pensant qu’être isolé me permettrai d’échapper à d’autres déceptions et ennuis du même acabit que ceux de l’année passée. Aujourd’hui je paye encore cher ce comportement si puéril que je me demande comment j’ai pu être si stupide.
Encore une fois, je passerai sur ce genre de détails, n’ayant pas envie de rappeler de mauvais souvenirs, plus à quelqu’un en particulier qu’à moi-même, surtout que ces lignes ont pour but d’en répertorier des bons.
Quoiqu’il en soit, et préférant en fait passer sur la totalité de l’année en cours, je prends l’insolente liberté de transporter ce récit à la fin de l’année scolaire, en juin.
Pour résumer les traits les plus importants de ce qui s’est passé, il n’y avait un seul jour ou elle ne me regarda pas au moins une fois, où nous ne prenions pas au moins une heure de cours pour parler, rien que tous les deux, que ce soit à voie orale ou à l’écrit.
Mais comme je l’ai déjà dit avant, j’ai été plus que stupide.
Elle m’aimait, elle était folle amoureuse de moi, et je le remarquai chaque jour.
Stupide nature ! Qu’as-tu fait alors de moi à ces moments-là ? Pourquoi m’as-tu enfermé dans une carcasse de fer aux mâchoires acérées ce qui bat dans ma poitrine ? Pourquoi encore maintenant tu m’empêches de reprendre ce qui m’appartient ?
Quand j’ai dit que je payai encore lourdement ce que j’étais, ce n’est par rapport à personne si ce n’est moi-même.
Un horrible paradoxe s’était peu à peu crée en moi, me déchirant en deux et devenait de plus en plus profond, me dévorait de plus en plus au point qu’à un moment j’avais l’impression d’avoir perdu presque toute forme d’ego.
Je voulais être avec elle, c’était un fait, une certitude. Ce qui était enfoui sous cette carapace aux crocs acérés le voulait, et réussissait même à la percer par moments.
A un moment d’ailleurs, elle réussit à le faire devant elle. Une heure avant la récré, elle était devant moi en cour d’anglais. Elle parlait de moi à ma voisine, sans me nommer, et donc sans que cette dernière ne sache qu’il s’agissait de moi.
Ayant l’oreille baladeuse lorsqu’elle prenait la parole pour plus m’y concentrer que sur les banalités pédagogiques, je ne perdais pas une miette de la conversation.
Elle voulait me le demander, mais n’osait pas, n’était pas sûre d’avoir la réponse tant souhaité, enfin, elle craignait que son souhait le plus cher se brise.
Le plus malheureux, était que cette crainte, dans le futur immédiat, se réalisa, la douleur causée accentuée par ma faute. J’aurais pu m’ôter la vie ce soir-là, lorsque je fus rentré chez moi.
Elle demandait quelle était la meilleure manière à faire pour avouer la plus belle chose du monde sans paraître bête. Moi, à cet instant, sentant la carapace se fendre, j’intervins dans la conversation. Je l’encourageai, tout en sachant que c’était à moi qu’elle allait déclarer tout cela après.
Enfin, elle est assurée, elle va le faire. L’ayant poussée, on ne peut que la comprendre.
La sonnerie retentit enfin.
A la récré, je m’assois à un banc, rejoignant des amis, comme d’habitude. Lorsqu’elle arrive à proximité de moi, elle prend encore conseil auprès de ses amies, qui finissent par la convaincre, et elle s’avance vers moi.
Je sentais que la carapace se refermait peu à peu, mais pas totalement.
Elle me demanda gentiment si je pouvais vite venir avec elle car elle avait quelque chose d’important à me dire. Je dis oui et la suivis.
Le moment crucial arrive enfin. Mais…
Mais, horrible mot, je le déteste.
A peine prononce-t-elle les premiers mots que je sens la mâchoire enfoncer vivement ses monstrueuses canines dans mon âme, l’emprisonnant à nouveau.
Pendant un léger laps de temps je perd tout contact avec la réalité, puis ouvre lentement la bouche et prononce un mot, un seul.
Non.
Ses yeux étaient pleins d’espérance ; je l’ai détruite. Je les vis devenir rouges à une vitesse affolante, mais j’ajoutai un vulgaire « désolé » avant de me retirer.
A peine m’étais-je assis que je voulais mourir, prenant violemment conscience de l’absurde crime que je venais de commettre.
Il ne se passa plus grand-chose jusqu’au dernier jour. Je pensais alors que tout était fini, c’était comme sortir d’un doux rêve qui s’était brutalement briser sous les coups d’un marteau titanesque et monstrueusement laid.
Pourtant, une étincelle apparut.
Elle me demanda s’il était possible de me voir pendant les vacances.
Cette fois-ci ce fut l’inverse, bien que j’eus la même réaction que celle citée plus haut, un seul mot jaillit de mes lèvres.
Oui.
Je vis à nouveau ses magnifiques yeux bleus rougir, mais pas pour le même sentiment cette fois-ci, et j’y décèle une nouvelle lueur d’espoir.
Je ne sais pas pour moi, mais à cet instant-là, moi aussi j’eus une nouvelle lueur d’espoir.
Une fois les vacances d’été arrivées, je trépignais d’impatience en attendant le jour où je la reverrai enfin. Je combattis de toutes mes forces le blindage qui m’emprisonnait, voulant à tout prix le fragiliser le plus possible.
Et le jour arriva.
Il pleuvait ce jour-là. Mais peu m’importait. Mes parents n’étaient pas là je crois, ou bien si, peu importait. Je la rejoignis à l’extérieur, au collège.
Nous nous dirigeâmes vers le centre-ville, en quête d’un abri. Nous étions d’abord allés en Allemagne grâce à la passerelle et avons trouvés un abri sommaire. C’est alors que je lui annonçai que j’avais quelque chose d’important à lui dire, mais que j’avais du mal.
Elle s’approcha un peu de moi, et je sentis la mâchoire se desserrer.
Je me relevai et lui dit que nous serions mieux au palais des sports. Elle hocha la tête en signe d’acquiescement et nous y allâmes.
Il y a un banc à l’entrée, protégé de la pluie. Nous nous y assîmes.
Je tournai mon regard vers elle, et elle fit de même.
Les mots justes avaient du mal à sortir, et je lui expliquai bêtement ce que je voulais dire, comme l’enfant qui veux quelque chose mais qui n’ose pas le dire explicitement par crainte d’entendre « non » comme réponse.
Enfin, les mots sortirent, comme un prisonnier qui s’évade, avec la même impression de liberté après, et celle d’avoir un énorme poids en moins sur la conscience.
Elle me dit oui.
Sans réfléchir, je la pris et la serra dans mes bras. Une chaleur humaine, c’était si bon, si réconfortant. Mais surtout, je l’aimais et elle m’aimait aussi, malgré l’injuste douleur que je lui aie faite subir.
Cela fait deux ans bientôt.
Il y a eu des moments durs, il faut l’avouer. Mais pour rien au monde je ne vivrais sans elle, je préfèrerai mourir. Mon amour n’a cessé de croître, et il continue encore, mais je sais que par ma faute, j’ai un peu brisé le sien, et j’essaie tant bien que mal à recoller les morceaux de mon idiotie.
Deux océans sans fonds, dans lesquels je m’y noie volontairement. Une chevelure d’or, gracieuse, couronnant une finesse sans égale. Deux lèvres pulpeuses qui me font frémir d’envie lorsque les miennes entrent en contact avec elles. Une voix douce et chantante qui s’en échappe comme la mélodie d’une boîte à musique divine. Un véritable rayon de soleil illuminant tout l'espace où elle pénètre, mes yeux et mon âme n'existent que pour elle... 

_________________
Nous sommes une armée de rêveurs et pour cette raison nous sommes invincibles. Comment ne pas vaincre avec cette imagination qui emporte tout ?
Nous ne pouvons pas perdre !
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MSN
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MessagePosté le: Lun 4 Mai - 19:38 (2009)    Sujet du message: Publicité

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